Essayons de vous transformer en quelque chose qui ne soit pas une erreur

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 Akaba Gray Honoda

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AuteurMessage
Age : 27
Année : Diplômé
Emploi/Etude : Prof d'éducation physique et sportive
Date d'inscription : 08/08/2016
Messages : 27

MessageSujet: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 14:40


Akaba Honoda

Informations
◄ Nom ►
Honoda, il s'agit du nom de famille de sa mère, lorsqu'il est revenu au Japon avec elle, il y a trois ans plus ou moins, il a prit son nom, merci à l'argent de papa qui a permit cela. Le nom de son père et son nom présent sur son acte de naissance du coup est Gray.
◄ Prénom ►
Akaba
◄ Âge ►
26 ans, il est né le 20 juin 1990
◄ Nationalité ►
Américano-japonais
◄ Orientation ►
Pansexuel
◄ Groupe ►
Personnel
◄ Métier/Etudes ►
Professeur de sport, c'est un ancien Athlète qui était promit à une grande carrière aux States
◄ Particularité ►
A une blessure à la jambe droite, il marche donc en permanence avec une béquille ou une canne.
Irl
◄ Pseudo ►
Rei
◄ Où nous as-tu trouvé ? ►
partenariat
◄ Avis ? ►
J'aime bien sinon, je ne serais pas là.
◄ Avatar ►
Fuwa Kento de Tokimeki Restaurant
◄ Code du règlement ►
Validé ♫

Descriptions
Cheveux ►Bleuté suite à une coloration issue d'un pari, sinon, noir
Yeux ►gris-bleu
Taille ► 1.82
Poids ► 79kg

Qui je suis... Je pense que c'est la question la plus complexe que l'on peut me poser... Parce qu'être n'est pas une chose facile, parce que l'on évolue en permanence, que l'on n'est pas le même face à telle ou telle personne. Hier, j'étais et demain, je serais... Alors, je vais tenter de vous dire le plus fidèlement possible ce que je suis maintenant avec les influences du passé... Pourtant, cela restera toujours des suppositions, car il m'est impossible de me décrire dans ma totalité, car il y a toujours des zones d'ombre, des choses que je ne sais pas sur moi-même, l'on se découvre de jour en jour et à vingt-quatre ans seulement, je ne peux pas dire que je sais qui je suis réellement, surtout ces dernières années avec tout ce qu'il s'est passé... Je vais donc en réalité, me contenter de vous décrire ce que je suis sûr de savoir sur moi, ce qui a déjà été démontré par le passé que cela soit une fois ou de manière répétitive. J'espère de cela vous conviendra néanmoins.

En premier lieu, je suis un compétiteur, j'aime la compétition, les défis, la tension qui va avec. J'aime devoir faire des efforts, courir toujours plus vite, même, si maintenant, je ne peux plus atteindre mes records d'avant. Je suis un gars obstiné, parce que quand je veux quelque chose, je fais tout pour l'obtenir, je suis un gagnant et non pas un perdant, je me bats pour mes rêves, mes idéaux, du moins quand j'en ai, bien que pour l'instant, ce n'est plus réellement le cas. Mais qu'est-ce que tout cela implique sur mon comportement en temps normal ? Simplement que je suis confiant, j'ai confiance en moi et cela se remarque assez facilement parce que je ne suis pas du genre à parler timidement, à détourner le regard. Bien loin de là, j'ai tendance à soutenir trop souvent le regard, peu importe la situation, même si je risque de me faire latter la gueule, j'ai déjà payé une fois pour ça, mais bon... Bien que maintenant, j'aie tendance à le faire moins souvent, ma confiance en quelque sorte s'est un peu estompée à cause de mon accident. Pourtant, je marche toujours la tête droite, le regard devant moi, enfin, ça depuis que ces gosses mon re-booster pendant mon stage...

En effet, j'ai beaucoup changé ces dernières années, mais je suis, au final, resté assez optimiste... Même s'il m'arrive parfois, voir un peu trop souvent de faire une rechute et de regretter ce que j'aurais pu être, d'être jaloux des étudiants qui sont capables de courir mieux que moi maintenant... J'ai donc dans un sens, une certaine tendance à la dépression même si je cherche toujours à me dire que tout ira mieux demain... Peut-être que je suis réellement devenu défaitiste et que je cherche à cacher cela derrière un faux-optimisme ? Je ne sais pas et là, je m'égare un peu dans de l'abstrait, cela ne convient pas. Alors revenons au concret et parlons directement de l'importance que je donne aux règles. Je suis de ce côté-là quelqu'un de droit et de très strict, que cela soit vis-à-vis de moi-même ou de mes étudiants maintenant. Je ne suis pas le genre de professeur laxiste qui laisse facilement passer les absences, les non-respects des règles et encore moins la violence entre élèves. Dans un sens, je pense que ce côté strict et rigoureux me vient de mon père, tout comme ma tendance à vouloir, être autoritaire et respecter ce qui dans un sens colle bien avec la fonction de prof que j'occupe maintenant.

Que dire de plus ? Si j'ai de la patience ? Je pense que je peux clairement dire oui, car être resté cloué au lit pendant presque un mois sans pouvoir bouger, ça vous fait apprendre à être patient... Alors oui, je suis quelqu'un de patient, voir même de très calme, je ne suis pas du genre à gueuler pour un rien, bien que si l'on me manque de respect, j'aurai tendance à élever un peu la voix, il faut réellement me mettre hors de moi pour m'entendre hurler, et même péter une coche. Soit, je disais donc que j'ai tendance à m'éparpiller comme vous pouvez le voir, quand il s'agit de paperasses, j'ai du mal à m'en sortir, je ne sais pas par où commencer, ni comment m'y prendre, alors que, quand je dois expliquer quelque chose au niveau du sport, pour ça, je n'ai pas de soucis... Bref, chacun ses dispositions comme on dit, mais pitié, fait qu'on ne me donne pas trop de paperasse à faire... D'ailleurs... Je me rappelle que pour éviter d'en avoir pendant mes stages, au lieu de donner des heures de colle et donc de devoir remplir des papiers pour expliquer le motif de la retenue, je me contentais simplement de faire faire des exercices supplémentaires aux élèves à problème. C'est plus pratique, plus radicale et moins chiant pour moi et surtout, ça les défoulait et après, ils étaient trop crevé pour faire chier leur monde.

Il me semble que je peux aussi parler de ma politesse et de mon comportement sociable aussi, car je n'ai pas encore abordé cela. Ainsi, je suis quelqu'un qui ne se prend pas réellement la tête vis-à-vis des autres. Si j'apprécie une personne, je l'apprécie point. Je me fiche un peu des on dit, des rumeurs, des disputes entre les gens, je ne suis pas du genre à prendre part, ma mère peut clairement vous le confirmer, tout comme vous le montre aussi mon orientation sexuelle. Je ne fais pas de différence entre les femmes et les hommes, contrairement à beaucoup de sportifs qui ont malheureusement cette fâcheuse tendance à être trop machos. Je trouve cela déplaisant et je n'aime pas cela. L'on peut être sûr de soi, mais ce n'est pas une raison pour critiquer l'autre sexe ou bien simplement les autres. Je suis pour l'égalité des sexes. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai probablement toujours eu cette facilité à me lier aux autres facilement, car je les prends un peu comme ils viennent, sans réelles attentes, j'apprécie les personnes au feeling en fait, il ne faut pas me dire oh cette personne est géniale, ça changera rien pour moi, mais ça, je l'ai déjà dit...

Il me reste donc à aborder le dernier sujet, la politesse. De par l'éducation que mon père a voulu m'inculquer, je suis quelqu'un qui sait se tenir en société, je ne suis pas du genre à faire d'éclat sans raison, à chercher inutilement la bagarre, surtout maintenant que j'ai tendance à gambader avec une béquille. Quand je dois demander quelque chose, je n'oublie jamais les formules de politesse qui vont avec et dans un sens, je pense que je suis un peu pointilleux à ce sujet, appréciant quand on fait de même vis-à-vis de moi, mais bon, je sais parfaitement que je ne peux pas contraindre tout le monde à tout le temps dire s'il vous plaît, merci, de rien. Je sais me contenter simplement d'un bonjour et d'un au revoir. Pour moi, il s'agit des bases et c'est quelque chose que tout le monde doit en théorie savoir. Mais bon, ça peut arriver parfois d'oublier, on peut être tête en l'air n'est-ce pas ? Pour ma part, je ne pense pas que je le sois, ou si je le suis, on ne me l'a jamais signalé, bien que je sois un peu du style distrait comme je l'ai déjà dit avec d'autres mots et comme vous avez pu le constater...

Histoire

Mars 2012


Bleu... Rouge... Bleu... Rouge... Des gyrophares... Et au loin... Une sirène approche. La police ? L'ambulance ? L'un au l'autre, ça m'est bien égal au final... Je suis là, couché sur cette route, immobile, baignant dans du sang... Mon propre sang... À fixé, le ciel, ce ciel si bleu, si haut, si éclatant... Il me fait mal aux yeux... Ou peut-être est-ce autre chose ? Une autre douleur ? Ailleurs ? Je ne sais pas et je ne cherche pas à le savoir... Je ferme les yeux et je me laisse sombrer dans l'inconscience... Une voix au loin tente cependant de me retenir... 'Gardez les yeux ouv...' Je ne comprends pas la suite... Je suis trop loin... La douleur s'atténue... Mais je me sens si seul... J'ai froid...

'J'ai un trauma' crânien'

Il s'était contenté de dire uniquement cela, de préciser pour le traumatisme crânien, car je venais de sombrer dans l'inconscience. Il aurait également pu préciser pour l'état de mes jambes, pour les multiples fractures au niveau du tibia et du fémur... Mais ça aurait été trop compliqué de tout préciser, trop long aussi. J'étais dans un sale état et tout le monde ici pouvait le voir. Une voiture face à un piéton, c'est sûr que je n'allais pas être beau à voir, ni même en sortir indemne... Mais le plus important, c'était que j'étais, certes en piteux états, mais en vie.


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Mes paupières se soulèvent, j'ouvre les yeux, mon corps est raide et inconfortable, je cherche alors, dans cette phase de réveil à m'étirer avant de prendre conscience de la douleur et de suspendre mon étirement en laissant entendre un grognement de douleur... J'ai mal... Mais j'ai connu pire, il me semble... Cette douleur semble douce, atténuée en quelque sorte... Je ne comprends pas... Alors je tente de me relever un peu dans mon lit, prenant seulement conscience du lieu dans lequel je me trouve en voyant l'infirmière qui vient de rentrer... L'hôpital... Je ne comprends pas... Puis mon regard se pose finalement sur mon propre corps, sur le plâtre qui recouvre entièrement ma jambe droite...

'Vous êtes enfin réveillé. Je vais prévenir le docteur et vos parents.'

Je ne comprends pas ce que je fais là, je n'ai aucun souvenir de ce qu'il s'est passé, de ce possible accident que j'ai dû avoir en vue de l'état de mon corps... Je tente de réfléchir, de me souvenir, mais une douleur plus vive me fait porter mes mains à ma tête et c'est là que je sens les bandages qui recouvrent celle-ci... Je ne comprends rien... Mais une chose est sure, cet accident est une horreur... Je me recouche alors, me disant que cela est un mauvais rêve, que je suis en plein cauchemar et que cela n'est pas la vraie vie, car si c'était le cas, j'aurais plus mal, beaucoup plus... Sauf que j'ai une perf' qui fait surement s'écouler un antidouleur directement dans mes veines...

'Bonjour monsieur Gray. Je suis content de voir que vous avez enfin repris connaissance. C'est un bon signe.'

J'ouvre alors les yeux, car j'avais tenté en fermant les yeux d'oublier tout cela, d'oublier que j'étais à l'hôpital, que ma jambe était blessée, que j'étais dans cet état sans même savoir pourquoi. Je tourne alors la tête pour le regarder, restant silencieux un long moment même si j'ai une question à lui poser tandis qu'il s'approche de moi, engageant à nouveau la conversation...

'Il est possible que vous ressentiez encore de la douleur suite à vos traumatismes, mais nous tenterons de trouver le bon dosage pour rendre cette douleur minime. Avez-vous mal quelque part ?'

« Ma jambe... » Entamais-je alors que directement, il posa son regard sur ma jambe plâtrée, son sourire s'estompant de ses lèvres. C'était normal... Normal qu'il ne sourit plus... Il devait savoir qui j'étais... Il devait connaître mon nom, mes performances... Il avait dû voir mon entraîneur aussi... « Je pourrais à nouveau courir ? » C'était la seule chose qui importait pour moi, savoir si je pouvais encore courir, reprendre ma vie comme avant une fois que je quitterais l'hôpital...

Mon regard n'avait pas quitté le visage du médecin, analysant la moindre de ses expressions faciales... Mais il ne montra rien, gardant un regard fermé alors qu'il m'annonçait que cela dépendrait de la rééducation... Je ne savais pas à ce moment-là comment cela aurait fini s'il m'avait directement dit la vérité... Je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il ne m'avait pas laissé cet infime espoir de pouvoir recourir un jour. Alors, je m'accrocherais à cela, même si mon hospitalisation sera longue...


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Le médecin avait finalement laissé place à ma mère après m'avoir expliqué tout ce que je devais savoir sur mon état de santé et les possibilités d'évolution de celui-ci. Ma mère était donc finalement rentrée dans ma chambre. Elle avait les yeux rougis, probablement pour avoir pleuré... Je me demandais même ce qu'elle faisait là, elle qui était retournée vivre au Japon depuis sa séparation avec mon père... Elle était partie là-bas en apprenant la liaison de mon père avec une autre femme, retournant dans le pays où je suis né, ou elle aussi est née d'ailleurs... Quand elle était partie, il y a trois ans, je ne pensais plus la revoir, même s'il n'y avait qu'un océan pour nous séparer... J'aurais pu faire le chemin pour aller la voir, tout comme elle n'était pas obligé de retourner là-bas... Après tout, elle avait vécu les dix-huit dernières années sur le sol américain avec mon père et moi... Enfin, ce n'était pas cela qui me choquait le plus aujourd'hui, mais le fait que ma mère soit présente et non pas mon père...

Elle s'était alors approchée de moi, glissant sa main dans ma chevelure noire comme elle le faisait toujours quand j'étais malade durant mon enfance. Elle a toujours les mains aussi douces, mais elles semblent plus fragiles, d'ailleurs ses traits sont tirés... Puis, c'est là que j'apprends un peu plus les détails de mon accident... Le médecin en réalité ne m'a parlé que du futur, pas du passé, j'ignorais donc encore tout sur cet événement dont je ne me souvenais pas. Du moins, elle me raconte ce qu'elle sait... La base en réalité... Un accident de voiture, j'ai été renversé et d'ailleurs, elle me gronde un peu pour cela, parce que je n'ai pas été assez prudent, mais elle le fait sur le ton de la plaisanterie, car elle a un peu besoin de rire, de voir que je vais bien. Alors je t'ente de me montrer fort, de lui faire croire que tout va bien pour moi, malgré les bandages, les blessures et le plâtre. Mais je pense que ce qui a été le plus dur pour elle, c'est d'avoir dû attendre que je sorte du coma... J'y suis resté plongé un peu plus d'une semaine... Elle passait chaque jour à l'hôpital dans l'espoir que je me réveillerais, mais elle avait dû attendre, espéré que je me réveille et finalement, c'était arrivé, alors maintenant, devant moi, elle s'autorisait une petite larme de soulagement. J'étais en vie, c'était tout ce qui comptait pour cette femme qui m'avait toujours chéri, qui avait toujours tout fait pour moi, me poussant toujours à faire ce que je voulais, m'encourageant avant chaque course, même après son départ, malgré le décalage horaire, elle s'arrangeait toujours pour me sonner avant une course quand elle en connaissait les dates. Elle avait toujours été là pour moi, une véritable mère aimante... C'était en parfaite opposition avec mon père qui d'après ces dires n'étaient pas encore passé une seule fois à l'hôpital depuis que j'y étais entré... Mais avant qu'elle ne se remette à critiqué mon père comme elle le faisait souvent, je la stoppai en lui disant que j'avais besoin de me reposer.

Elle quitta alors ma chambre tandis que je fus soulagé dans un sens de la voir partir... Sa visite m'avait fait du bien, mais en même temps, je ne voulais pas l'entendre encore critiquer mon père... Avant leur divorce, ma vie a tellement été chaotique avec toute leur dispute... Elle me demandait tout le temps de prendre part pour elle, de la soutenir, mais je ne pouvais pas, car cela aurait signifié renier mon père... Alors elle était finalement partie une fois les papiers du divorce signé, elle était retournée dans ce pays dont je ne connaissais que la langue, ce pays où j'avais vu le jour, mais dans lequel je n'avais jamais réellement vécu ou plutôt, dont je ne garde aucun souvenir... C'est alors en me souvenant de ces disputes, de cette mauvaise période de ma vie, du moins partiellement que je repense à ce qui a aussi été mon bonheur... Si pendant quatre ans, ils ne s'étaient pas foutus sur la gueule comme ça, probablement que je n'aurais jamais commencé l'athlétisme. Probablement même que je serais resté plus souvent à la maison au lieu de la fuir en usant du prétexte de l'entraînement... Au final, pendant quatre ans, j'ai passé plus du temps au lycée et à m'entraîner que d'être à la maison avec eux... Je les fuyais quand ils étaient tous les deux, mais quand elle était seule, je parlais avec elle, de mon nouveau record, de ma passion pour la course, de ma prochaine compétition. Elle m'écoutait-elle, me poussant vers l'avant, sauf quand elle avait réellement besoin de me parler de ces soucis avec mon père... C'est horrible en réalité de voir sa famille s'effriter petit à petit comme cela... Mais maintenant, tout cela appartenait au passé. Ils n'étaient plus ensemble, elle allait beaucoup mieux et c'était le plus important.


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Cela fait deux semaines maintenant que je suis sorti du coma et enfin mon père pointe le bout de son nez et malheureusement pour moi, il n'est pas seul... Il a pris sa pouf avec comme j'aime à la nommée... C'est avec cette fausse blonde qu'il a trompé ma mère, ce qui après tant d'année de crise la poussé à demander le divorce. Elle avait pu tout tolérer, ses absences, ses cris, ses gueules de bois, mais cela, cette tromperie, ça avait été la goutte de trop et elle avait alors demandé le divorce... Mon père avait alors accepté et dès le moment où ma mère avait vidé la maison, avant même que les papiers du divorce ne soient signés, il l'avait fait s'installer à la maison... Je ne l'ai jamais aimé, peut-être parce que je la trouve trop fausse, ou peut-être, parce qu'elle est la cause du divorce de mes parents et de beaucoup de larmes de ma mère après celui-ci. Pour cette femme, ma belle-mère, tout ce qui compte, c'est au final l'argent de mon père et ce con la laisse vider son compte en banque... C'est d'ailleurs à cause d'elle si l'année de mes vingt-ans, alors que j'étais encore à la fac, j'ai quitté cette maison, que j'ai pris un appartement près de mon université où j'avais été accepté pour mes qualités de sportif. J'étais promis à un grand avenir déjà à mon entrée... J'avais été repéré dès ma première année et à la fin de mes études, je deviendrais un athlète à renommé mondial, peut-être même que je participerais aux Jeux olympiques. C'est mon rêve, même si pour le moment, à cause de cet accident, il est mis entre parenthèses. Ce qui semble être une aubaine pour mon père...

'Akaba, maintenant que tu n'as plus aucun avenir dans le monde sportif, tu vas reprendre ma suite, j'ai déjà signalé à ta fac que tu changeais d'orientation pour aller en commerce et prévenu également que tu arrêtais l'athlétisme. J'ai d'ailleurs avertit à ton coach que s'il entrait en contact avec toi, il aurait des emmerdes.'
« Tu n'as pas le droit de venir ici pour me dire ça sans même me demander si je vais bien ! Il y a vraiment que ta pouf et ton entreprise qui compte pour toi ! »

Je ne sais pas ce qu'il a le moins aimé dans ses propos que je dise tout haut ce que je pense tout bas depuis trop longtemps à propos de ma belle-mère ou bien simplement que je lui réponde... Mais dans tous les cas, le résultat est le même... Une gifle... Et il n'y est pas allé de main morte en vue de la douleur qui me lacère la joue et le crâne maintenant. Je reste alors silencieux, et j'attends simplement qu'ils se cassent de ma chambre, parce que j'ai besoin d'être au calme, mais surtout parce que je ne veux plus les voir... Mon père n'a jamais compris ma passion pour l'athlétisme, il a toujours été contre et à toujours tenté de tout faire pour m'en éloigner... Ça avait aussi été un sujet de dispute entre mes parents, mais cela, je ne l'avais appris que plus tard, car si réellement, je l'aurais su, je serais parti avec ma mère à ce moment-là. Je ne serais jamais resté ici, même si au Japon mon avenir aurait été incertain alors qu'ici, il était, dans un sens, déjà tout tracé.

'Tu prendras ma suite maintenant. Tu n'as plus d'autre choix. Tu n'as plus l'athlétisme.'

C'était la deuxième fois qu'il disait que je n'avais plus l'athlétisme... Mais j'étais persuadé qu'il disait cela uniquement à cause de mon plâtre encore présent sur ma jambe. Mais il se trompait, le médecin m'avait dit que je récupérais mes capacités après, que je pourrais encore courir. Je n'étais pas fichu comme il le pensait... Pourtant, je ne lui répondis plus. Une claque m'ayant suffi, puis je n'avais pas envie de lui tenir encore la même rengaine que d'habitude, car non, je ne reprendrais pas sa suite. S'il veut un héritier, qu'il fasse un enfant à sa blonde et qu'il m'oublie. Et enfin, ils vidèrent les lieux me laissant seul avec ma douleur, mes inquiétudes, la peur de ces faits qu'il avait accomplis à cause de ma convalescence... Étais-je vraiment devenu un étudiant en commerce ?


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Les jours se sont ensuite écoulés, rythmés pas les visites de ma mère, le passage des infirmières et de mon médecin. Puis finalement, mon plâtre à été retiré et enfin, je vais pouvoir re-bouger la jambe et commencer la rééducation. C'est d'ailleurs avec une certaine joie que j'y vais et que je fais mes exercices. Rester à longueur de temps dans mon lit n'était pas quelque chose qui me plaisait... Mais maintenant, je peux encore continuer à tenter d'avancer vers mon rêve. Dans un peu plus d'un mois et demi, je serais à nouveau à mon entraînement. Car non, je ne deviendrais jamais le PDG de l'entreprise de mon père, je ne veux pas suivre ses traces et jamais je ne le ferais. Je m'y refuse. Alors oui, c'est avec un sacré punch que j'ai commencé la rééducation, progressant un peu chaque jour malgré la douleur qui me lacérait la jambe après... Je forçais trop dès le début et cela n'était pas bon, je devais me calmer si je ne voulais pas que cela me soit fatal...


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'Vous pensez vraiment qu'il ne pourra plus recourir comme avant un jour ?'

'Recourir oui... Comme avant... Non. Sa jambe droite est fragilisée, il pourra encore courir, mais cela lui sera pénible et sa jambe sera douloureuse. Il ne pourra pas la solliciter de trop.'

« C'est vrai ? »

Avais-je articulé, incapable de les croire, les coupants alors que jusque-là, je les écoutais alors qu'ils pensaient probablement tous les deux que je m'étais assoupi à cause de l'effort fourni en rééducation. Sauf que leurs voix m'avaient tiré de mon sommeil à peine profond et je les avais écouté parler de ma santé puis finalement, il y avait eu cette question de ma mère. Question que je n'avais pas compris au début, mais en entendant la réponse du médecin, je comprenais et tout prenait place dans mon esprit. Les mots de mon père, son enthousiasme de pouvoir enfin me voir, arrêter définitivement l'athlétisme.

'Oui...'

« Non ! Non ! Ça ne peut pas être vrai ! Vous mentez ! »

Dis-je alors que j'étais pris de panique et de sanglot alors que mon univers, mon rêve, mes projets professionnels, tout cela s'effondrait d'un coup. Je n'avais plus rien, plus rien du tout pour continuer à avancer, alors les larmes se mirent à couler le long de mes jours, je ne pouvais pas les en empêcher alors que je leur hurlais maintenant de partir, de quitter ma chambre. Parce que j'avais besoin d'être seul de réaliser tout cela, de comprendre vraiment ce que ça impliquait en plus de détruire ma vie... Je ne suis plus rien, plus rien du tout. Je ne pourrais jamais devenir un véritable athlète de haut niveau, je ne pourrais jamais participer aux J.O. Je pleure... Encore et toujours, je ne mange d'ailleurs pas ce soir-là remballant l'infirmier qui vient pour m'apporter mon repas. Je continue de verser des larmes jusqu'à ce que je m'endorme sous ceux-ci, sous la fatigue, sous la défaite. J'ai tout perdu... Et cela pour quoi ? Pour rien... Simplement parce que je n'ai pas fait assez attention, simplement parce que je suis trop con... J'ai tout perdu en un instant et je ne le sais que maintenant... Je n'ai plus de buts, plus rien... Pourquoi devrais-je encore me battre pour quelque chose ?

C'est ainsi que je me laisse un peu dépérir, bien que je continue d'aller à mes séances de kiné pour pouvoir quand même marcher et quitter cet endroit dans lequel je commence à étouffer...


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Juin 2012

Aujourd'hui, je quitte enfin l'hôpital, je ne marche pas encore des mieux, mais avec l'aide d'une béquille, ça va plutôt bien... J'ai abandonné l'idée de courir à nouveau, j'ai même abandonné tout ce qui concernait le milieu sportif... Je vais suivre les ordres de mon père et aller en commerce... Pourtant, je dois d'abord aller faire mes adieux à cet univers, aller une dernière fois sur la piste de l'université, récupérer mes affaires et saluer une dernière fois ceux qui on était mes coéquipiers et rivaux ces dernières années. Je compte couper tout contact avec cet univers, ce monde. Je ne peux plus être un sportif, alors je serais le fils que mon père désir, même si cela ne plaît pas à ma mère... Elle aurait aimé me voir tenter de continuer, de montrer que je pouvais en être capable... Mais à presque vingt-deux ans, je n'ai plus le temps pour cela, je n'ai pas le temps de refaire tous ces entraînements que j'ai jadis faits pour endurcir mes jambes, surtout que je ne peux plus forcer sur ma jambe droite... Je suis un estropié maintenant...

Mon ancien entraîneur est là. Il a l'air assez mal de me voir là, mais je sais déjà pourquoi... Je n'ai jamais oublié la discussion que j'ai eu de mon père la seule fois où il est venu me voir à l'hôpital... Il l'avait menacé, l'interdisant de venir me voir... Mais là, mon père n'était pas là, il n'y avait personne pour lui rapporter, alors je pourrais lui parler. Oui, je peux aller le voir et je le fais de ce pas. Clopin-clopant, je m'approche de lui un sourire aux lèvres. J'essaie de faire comme si j'allais bien, comme si je n'étais plus ce gars qui avait tout perdu à cause d'une voiture... Alors, je fais semblant d'avoir accepté le choix de mon père avec joie, plutôt que d'y avoir été contraint... Je joue les durs alors qu'au fond, j'ai juste envie de tout envoyer chier et de faire une connerie... Je ne peux plus courir alors pourquoi continuer à avancer ? Je ne cesse d'avoir cette idée, de penser à ça... Pourtant, je ne ferais rien, je suis trop lâche pour ça au final...

'Pourquoi tu ne resterais pas dans le milieu ? Tu ne peux plus courir, mais tu peux devenir un entraîneur, tu as les bases pour ça.'

« Non... Ça serait trop pénible... Si je ne peux pas courir, je préfère m'éloigner de ce milieu, ce sera moins dur pour moi. »

Je l'avais alors quitté, sans même penser que cette proposition finirait par faire son bout de chemin, ni même que c'est lui, qui allait changer mon destin et me permettre de remonter la pente... Pourtant, cela, je ne le saurais que plus tard.


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Septembre 2012

Ensuite, en une semaine tout avait encore changé... Ma mère m'avait convaincu de retourner avec elle au Japon, de rentrer au pays comme elle le disait, alors, j'étais dans l'avion avec elle. J'ai fui dans un sens mon père et ses projets d'avenir pour moi, mais également mes anciens équipiers qui dans un sens m'ont soutenu tout le long de ma convalescence, pas directement, mais ils m'avaient apporté des fleurs, des chocolats et surtout de la bonne humeur, même si ce n'était pas cela qui avait été le plus marquant durant mon séjour à l'hôpital comme vous a pu le remarquer... Ce vol... Il remonte à un peu près trois ans maintenant... Le vol du destin en quelque sens, car ma mère a eu tout le long du trajet le temps de me convaincre de continuer ma carrière dans le milieu sportif, pas forcément comme entraîneur, mais comme professeur d'éducation physique... J'étais contre, mais c'était la deuxième personne à ce moment-là à me proposer à cette alternative, puis pour avoir la paix, je lui avais dit que j'y réfléchirais... Sauf qu'avec elle un peut-être veut dire oui... C'est pourquoi à peine de retour dans sa ville, elle m'avait inscrit dans une fac pour terminer mes études avec comme possibilité de carrière après : entraîneur sportif... J'avais alors tenté, mais je ne pratiquais plus à ce moment-là, c'est uniquement lors de mon premier stage dans une école primaire en voyant les enfants prendre un malin plaisir à faire du sport que j'ai doucement repris tout en faisant attention à cette fichue jambe, qui trop souvent me demande encore d'utiliser une béquille...

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De nos jours...

Après trois de cours en fac pour devenir professeur, une reconversion qui au final se veut plutôt réussite, en vue de l'obtention de mon diplôme il y a de cela un peu moins de deux mois. Je suis professeur... Et je viens d'accepter un boulot ici, dans cet établissement des plus réputer. Je me demande bien où ils voient en moi l'un des meilleurs professeurs alors que je viens seulement de sortir de classe, mais en même temps, le sport, c'est différent des autres matières, ça ne s'apprend pas, ça se vie. Alors qui d'autre qu'un ancien sportif qui était promi à une belle carrière pourrait donner des cours de bonnes qualités ? Le souci, c'est que les démons, ça nous rattrapent toujours à un moment ou un autre... Et là, Les J.O. viennent de débuter... Est-ce une bonne chose pour moi ? Je ne sais pas encore... J'évite d'en parler et même de m'y intéresser, mais c'est plus fort que moi...

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MessageSujet: Re: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 15:14

Yo bienvenue :smile:

Le personnage m'a l'air vachement intéressant, j'espère pouvoir me réserver un rp une fois que tu seras validé !

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MessageSujet: Re: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 15:16

Merci ! :heart:

J'ai un peu regardé le tien aussi et il a l'air par mal puis tu as Misaki ! Donc c'est clair que je te réserve un rp ! **
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MessageSujet: Re: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 15:21

Oh, yeah, je savais que cet avatar m'ouvrirait des portes ! :tourne:

Ça risque de faire des étincelles entre eux, au vu de leurs comportements très différents, mais ça pourrait justement donner de très bonnes choses ;)

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MessageSujet: Re: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 16:20

Fiche validée !

Je vais commencer par te souhaiter la bienvenue parmi nous et te dire que je me réjouis de te voir écrire et de voir ton personnage évoluer ! Très sincèrement, je trouve ta fiche de présentation à la limite de la perfection. Ton style d'écriture me plait beaucoup et je trouve ton personnage très complet, mais aussi très complexe. L'histoire est très bien écrite et originale (et j'avoue que le lien avec l'actualité était bien pensé !)

Je salue aussi la rapidité avec laquelle tu as fini ta présentation. Franchement, ça me laisse sur les fesses (en toute amitié !) ^^

Pour moi, tu es donc validé et je te souhaite de bien t'amuser parmi nous (et bonne chance pour supporter Jay ^^)

Dorénavant, tu peux aller :

Recenser ton avatar {ici}
Recenser si tu es un DC {ici}
Créer ta fiche de lien {ici}
Demander une chambre ou un logement {ici}
Demander un/des RP {ici}

Et amuse toi bien sur Disturbed Mind ! :-D


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I’ve nowhere to stand but now nowhere to hide
Align my heart, my body, my mind
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MessageSujet: Re: Akaba Gray Honoda   Lun 8 Aoû - 17:46

Bienvenue ! o/

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Merci ANTIGONE pour l'ava 8D ♥
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Akaba Gray Honoda

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